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Vivre avec la schizophrénie

La maladie


  • Le modèle vulnérabilité-stress

Le modèle vulnérabilité-stress est le modèle qui permet au mieux d’intégrer les connaissances actuelles sur la schizophrénie. Ce modèle postule que pour développer la maladie schizophrénique un individu doit présenter en lui préalablement une prédisposition d’ordre biologique et psychologique. Cette prédisposition le rend particulièrement vulnérable aux stress de son environnement. C’est l’interaction entre cette vulnérabilité et les stresseurs de l’environnement qui pourrait déterminer l’apparition de la maladie et son évolution.

La maladie elle-même et ses séquelles éventuelles vont à leur tour accroître la vulnérabilité de la personne. Toutes ces interactions sont schématisés dans le tableau 3.

Tableau 3

Quel est le pronostic à long terme ?

La schizophrénie est une maladie chronique dont les symptômes s’améliorent généralement avec le traitement mais dont le risque de rechute reste élevé.

Le pronostic est variable d’un cas à l’autre. Il est largement amélioré par un traitement antipsychotique et peu l’être encore davantage si ce traitement est combiné avec des interventions psychosociales.

Sans traitement, de 60 à 80% des patients font une rechute moins de un an ou deux après l’apparition de la maladie. Un traitement antipsychotique de longue durée permet de ramener ces chiffres à 15-20%.

La plupart des patients récupèrent bien de leur premier épisode de schizophrénie. Malheureusement un grand nombre d’entre eux rechutent après avoir cessé de prendre leur médication. Chaque rechute a des conséquences pénibles pour le patient et son entourage et nécessite la plupart du temps une ré hospitalisation. La récupération est plus longue et plus difficile à chaque rechute. Le risque de voir s’installer des symptômes résiduels et une incapacité permanente augmente également.

Quel est le rôle des drogues et de l’alcool ?

En soi, la consommation de drogues ou d’alcool ne cause pas la schizophrénie. Toutefois ces produits agissent souvent comme de puissants déclencheurs qui entraînent l’apparition d’un premier épisode ou d’une rechute chez une personne prédisposée à la schizophrénie.

Toute personne souffrant de schizophrénie devrait s’abstenir d’alcool et de drogues, même douces.

L’abus de drogues et d’alcool est un problème malgré tout assez fréquent chez des patients schizophrènes et nécessitent en plus du traitement de la schizophrénie un traitement spécifique de la dépendance.

Résumé.

  • La schizophrénie est une maladie du cerveau
  • Une personne sur 100 environ souffre de schizophrénie
  • La schizophrénie est diagnostiquée en parlant au patient (et à sa famille) et en observant son comportement
  • La schizophrénie est le résultat d’une interaction complexe entre une vulnérabilité bio-psychologique et des stresseurs socio-environnementaux

Parmi les symptômes, on retiendra :

  • Les symptômes positifs :
  • les hallucinations - le patient entend ou voit des choses qui ne sont pas réelles
  • les idées délirantes - de fausses convictions
  • les troubles de la pensée - le discours est désorganisé et difficile à comprendre
  • les comportements bizarres
  • Les symptômes négatifs :
  • les troubles de l’attention
  • le manque d’énergie et de motivation
  • l’émoussement affectif - absence d’expression normale des émotions
  • le retrait social
  • la pauvreté de la pensée

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