Il est généralement reconnu quun adulte a le
droit de décider par lui-même sil désire ou non se soumettre à une évaluation
et a être traité. Dans la plupart des cas, une personne souffrant de schizophrénie
pourra prendre elle-même cette décision, surtout si elle nest pas à un stade aigu
de la maladie. Cette décision doit reposer sur de solides informations comme celles
fournies dans ce guide. Il peut arriver toutefois quen raison de son état, une
personne ne soit pas en mesure de prendre une décision réfléchie. Dans un tel cas, elle
pourrait être incapable de veiller elle-même à ses besoins ou pourrait même présenter
un risque pour elle et pour les autres. Dans toutes les sociétés, il existe des lois qui
autorisent lexamen et le traitement dun patient sans son consentement,
jusquà ce que celle-ci soit en mesure de prendre des décisions rationnelles ou que
les risques découlant de son état satténuent.
En Belgique, ce type de situation est régi par la
loi de la Protection de la Personne des Malades Mentaux de juillet 90. Cette loi met
fortement laccent sur la protection des droits individuels que toute personne
possède à légard des risques dhospitalisation involontaire injustifiée. Il
faut toutefois savoir que cette loi a été conçue de façon à permettre aux médecins
de protéger les patients contre les dangers quils présentent pour eux-mêmes et
pour les autres. Il est recommandé aux patients et à leurs familles de se familiariser
avec cette loi et de confier à un avocat ou un psychiatre dexpérience le soin de
les aider à en interpréter les dispositions.