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Vivre avec la schizophrénie

Prévenir les rechutes


Quelles sont les causes de rechutes ?

Une rechute est la réapparition des symptômes antérieurs de la maladie et nécessitent la plupart du temps une réhospitalisation. Les rechutes font partie intégrante de la schizophrénie et surviennent chez 60 à 80% des patients non traités.

Nous savons que la schizophrénie s’accompagne d’une vulnérabilité à développer des rechutes, dont l’importance varie d’une personne à l’autre mais qui peut la plupart du temps être contrôlée par les antipsychotiques.

L’arrêt de la médication antipsychotique est la cause principale de rechute. L’abus de drogue et d’alcool qui augmente la vulnérabilité biologique est aussi une cause importante de rechutes. Un niveau de stress trop élevé est également une cause de rechutes. Les stress peuvent être chroniques comme vivre dans une famille avec un haut niveau d’Emotion Exprimée ou aigus comme des événements de vie stressants. Un patient peut rechuter même s’il prend un traitement antipsychotique si le niveau de stress auquel il est confronté est trop élevé.

Comment peut-on déceler et prévenir les rechutes ?

Les rechutes sont souvent précédées de signes avant-coureurs. Il s’agit de symptômes comme de l’insomnie, de l’agitation, des changements d’humeur, un retrait social plus marqué, des préoccupations excessives et qui surviennent de quelques jours à quelques semaines avant la rechute. Chaque patient a ses propres signes d’alarme qui réapparaissent avant chaque rechute. On trouvera ci-dessous une liste générale des signes d’alarme de rechute les plus fréquents.

Il est donc utile pour le patient et sa famille d’identifier ces signes d’alarmes spécifiques en se remémorant les périodes qui ont précédé les rechutes. Ce travail se fait avec l’aide du médecin ou d’un autre thérapeute en suivant une méthode qui est décrite dans une brochure qui accompagne le programme Prelapse.

Les patients, la famille et le médecin devraient également envisager, pendant les périodes de rémission, les mesures concrètes à prendre lorsque ces signes d’alarme commencent à se manifester et élaborer un plan d’action. On peut décider, par exemple, que le patient augmentera immédiatement la dose d’antipsychotique, qu’il n’ira pas travailler jusqu’à ce que les choses se calment, qu’il consultera au plus vite son psychiatre ou son médecin traitant. Devrait également être abordé ouvertement avec le patient ce qu’il autorise ses parents et son médecin de faire au cas où il refuserait de reconnaître qu’une rechute est imminente.

Malgré ce travail préalable, il n’est pas aisé de reconnaître une rechute imminente et de réagir adéquatement. N’hésitez pas à consulter votre médecin une fois de trop ou à demander conseil aux autres intervenants en cas de doute. Il est vraiment important d’éviter toute rechute.


Signes d’alarme de rechute


* Tension et nervosité
* Dépression
* Insomnie
* Agitation
* Manque de concentration
* Perte d’appétit
* Troubles de la mémoire
* Sentiment de persécution
* Manque d’intérêt pour les amis
* Sentiment d’être ridiculisé
* Sentiment d’être l’objet de conversations
* Perte d’intérêt pour les choses
* Préoccupations religieuses (d’apparition récente)
* Sentiment de malaise sans raison apparente
* Hyperexcitation
* Hallucinations auditives, visuelles
* Sentiment d’inutilité
* Comportement bizarres

Résumé

La schizophrénie est une maladie associée à un risque élevé de rechute. En suivant un traitement de longue durée à base d’antipsychotiques, il est possible de réduire ce risque de 75% à 15%. Le risque de rechute ne disparaît cependant jamais complètement, même chez les patients qui prennent régulièrement leurs médicaments. Les rechutes peuvent être identifiées à un stade précoce, grâce à des signes avant-coureurs appelés signes d’alarme de rechute. Il est utile pour les patients, leur famille et leur médecin de décider à l’avance des mesures à prendre en cas d’apparition de ces signes d’alarme. Le patient n’étant en général pas en position de prendre les mesures nécessaires lorsqu’une nouvelle crise apparaît, il est primordial d’envisager, pendant les périodes de rémission, les mesures à prendre pour gérer la crise, avec le patient et sa famille et éventuellement de les consigner par écrit dans un plan d’action.

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Prelapse est publié sur Réhab InfoWeb avec l'autorisation de Lundbeck Belgique